Les deux principales caractéristiques de la personnalité rebelle

26 novembre 2019 - Kyriakoula Georgiades -

personnalité rebelle

L'arrogance

Ce signe commun du caractère rebelle est assez perturbant pour les personnes qui elles ne le sont pas. Cependant il s'agit d'une façon pour le rebelle de se révolter sur l'entourage quand il n'est pas d’accord avec ce que la société lui impose ou ce que les personnes de leur entourage leur dicte de faire.

L'entourage capte souvent cette arrogance comme de l’agressivité latente et ne comprend pas ce qui met la personne concernée dans cet état.

Le rebelle ne se sent pas concerné par ses états d’âme à ce moment-là. Il juge que la façon dont on lui a parlé qui pourrait être un manque de respect ou ce qu'on lui dit ne lui plaît pas. Il réagit donc en conséquent par rapport à des propos ou par rapport à une situation qui lui déplait.

Cette réaction peut paraître souvent disproportionnée et surtout engendrer de l’incompréhension.

Nous pensons souvent que les adultes sont plus équilibrés par rapport à la nature de leur relation. A tort. Les adultes ne sont pas plus équilibrés par rapport à leurs relations mais par rapport à eux-mêmes. C'est à dire par rapport à la relation qu'ils entretiennent avec eux même.

Le plus important est un Moi sain pour après avoir à gérer les autres.

Les caractères rebelles ne cherchent pas des relations parfaites, ils cherchent des relations justes. Les relations qui ne sont pas saines n’engendrent aucune culpabilité chez eux car avec leur caractère parfois têtu et borné ils suivent leur propres convictions. Lorsque le caractère rebelle est persuadé d'avoir raison, il est difficile de l'en dissuader. Il s'en suit alors une bataille sans faille dans lequel l'un essaye de persuader l'autre.

Persuader le caractère rebelle est une lourde tâche. C’est comme essayer d’éviter à l'antilope de se faire dévorer par le lion. Dans ce cas-ci, nous l’aurons compris, le lion est le rebelle. Le lion connaît sa force. Là est la différence entre vous et le rebelle. Vous ne voyez pas la force de persuasion de l'arrogant car elle est aussi forte que celle du dentiste qui vous ôte une dent. Elle arrache tout sur son passage.

L’arrogant imposera son idée d'une manière peu relevée et choquera même un certain public. Comme dans la plupart des cas où il utilisera l'arrogance dans son langage. L’arrogance est avant tout un outil de provocation.

La plus grandes des arrogances est la liberté. Elle est considérée comme l’ultime provocation. Le caractère rebelle considère la liberté comme son unique moyen d'expression, même au niveau du langage. Il n’aime pas être placé dans des limites, dans des cases toute faites est bien répertoriées. La plupart du temps, il agit par instinct. Le caractère rebelle ne prépare pas son arrogance, il la lâche sur le moment même, en toute impulsivité. Parfois il est même assez fier de son arrogance. Cette arrogance peut autant le compromettre que l'aider. L'arrogance utilisée face aux autorités n'aide pas du tout par exemple. La même chose pour les écoliers dont les professeurs n'aiment pas le manque de respect. L’arrogance est en effet très souvent considérée comme un manque de respect. C'est pourtant peut être juste une affirmation de soi. Cette affirmation de soi peut être considérée comme critique dans certaines situations.

Par exemple, une femme devant nous fait la file en s’étant faufilée ni vu ni connu devant le monsieur à sa gauche, lui ayant pris la place. Ce monsieur décide alors de rouspéter en lui disant que son comportement est impoli. C’est alors que la dame se confond en excuses.

Qui des 2 était le plus arrogant ? La dame naïve qui pensait que le monsieur ne comprendrait rien ou le monsieur qui remettrait tout simplement la dame a sa place devant l'acte d'injustice ? Qui est donc apparu en premier ? L'œuf ou la poule ? Est-ce l'injustice qui dérive vers l'arrogance ?

Très certainement, l'injustice dans ce monde créée et prolifère les caractères rebelles. Nous en parlerons dans un autre chapitre. L’arrogance est une réaction à un chapitre de sa vie qui nous a été insupportable et injustifiable. C’est une réaction à un comportement douloureux qui s'est bien souvent produit dans la vie des caractères rebelles.

On ne devient pas rebelle par hasard. Le fait d’être rebelle provient d'une expérience entière et douloureuse. Le fait d’être arrogant est le résultat bien souvent d'une situation que la personne n'a pas su gérer de manière à se retrouver dans une situation de chamboulement.

Comment accepter ce genre de caractère sans les comprendre ? On le verra un peu plus loin. Ils sont à prendre avec des pincettes. Ne pas les froisser est compliqué et ne pas les comprendre est normal dans la majorité des cas. Vivre avec un caractère est un combat permanent puisqu'il faut essayer de l'amadouer.

Pourquoi l’amadouer ? Tout simplement parce qu'il ne tombe pas d'accord avec ce que vous dites dans plusieurs situations et cela de manière plutôt agressive. Le caractère rebelle ne tombe pas d'accord plutôt par souci de provocation inconsciente ou parfois consciente.

L’arrogance est donc une forme d’agressivité et de témérité plutôt difficile à gérer du côté des gens dits "normaux". Tout simplement parce que les gens dits « normaux « réfléchissent à leurs actions pour ne pas froisser les autres autour d'eux, pour ne pas les choquer ou les blesser.

Nous avons vu donc que l'arrogance est utilisée pour se démarquer et marquer son désaccord avec la norme sociétale. Les rebelles se sentent libres d’esprit mais ne se rendent pas toujours compte qu’ils se pénalisent et se punissent eux-mêmes. Il s’agit d'un cercle vicieux. On te parle mal, tu réponds mal, tu te sens frustré et vice versa. Comment donc éviter ce cercle vicieux qui s’étend surtout autour de ces caractères rebelles à réaction imprévisible?

Bien souvent, ils ne comprennent pas que leur langage est peu propice à la communication constructive. Cependant sachons le, le rebelle peut se révolter de manière tellement forte qu'il est capable d'engendrer des changements dans la société. Reprenons l’exemple de gilets jaune en France, alors que la révolution de nos jours n’était plus d'actualité, ils ont réussi à remettre tout le système économique anarchique en question. C’est ça l'arrogance des rebelles, leur esprit sauvage et téméraire, leur esprit butoir qui va engendrer des changements dans la société. Leur soif de liberté et le fait de vouloir se détacher des limites imposantes qui leurs sont imposées est la source bien souvent de leurs problèmes d'anarchie.

Est-ce que l'anarchie est leur mode de fonctionnement global et totalitaire ? Cette anarchie est plutôt l'expression de cette répulsion de l'injustice. Il n'est pas toujours totalitaire mais leur mode d'expression est assez global au niveau de leur perception des choses. Ils ne veulent pas être dupés. Comme nous l'avons aperçu précédemment, le caractère rebelle à une soif de justice et d'honnêteté, ce qui le définit comme quelqu'un avec des valeurs morales plutôt intransigeantes.

Voyons ici ses valeurs, il aimerait qu'on lui dise la vérité en toutes circonstances et n’aime pas être trahi ou dupé. Il ressent assez fortement quand quelqu'un en face de lui ou même dans les média ou en politique ne lui dit pas la vérité et utilise la supercherie. Car naturellement la supercherie ne lui convient pas. Depuis toute une vie, il se bat contre l'hypocrisie et ses méfaits.

Il écoute quand il pense être écouté et entendu. Si ce n'est pas le cas, il se referme comme une huître. Ou alors utilise des propos indécents comme lorsqu'il se rebiffe ou lorsqu'il pense être renié. Car sachons le, le caractère rebelle est très orgueilleux et utilise son estime de soi pour se protéger et prendre de la distance par rapport à ceux qui ne le respectent pas.

Nous pensons souvent que c’est lui qui ne nous respecte pas. Hors sachons le, le caractère rebelle va respecter celui qui le respecte uniquement et pas les autres. Hors son manque de respect entraîne malgré lui la réaction inverse de ce qu'il souhaite engendrer. Ou en tous les cas, inconsciemment il ne peut faire autrement que provoquer son entourage pour voir si celui-ci le respecte. Et naturellement comme le manque de respect entraîne le manque de respect, il n'est même pas surpris de la réaction engendrée.

Cette soif de justice se traduit par ce besoin ressenti dans son enfance qui est celui d'avoir un jour été trahi. Selon son inconscient, on ne l'y prendra plus jamais. Et surtout contrairement aux autres caractères de ce monde, il a ressenti ce besoin de revanche. Ce besoin de se venger de ce qu'on lui a fait subir et qui est maintenant inscrit dans ses gènes. Naturellement toute cette vie, il a dû se battre pour admettre qu'il a été trahi, pour admettre qu'il ne se laissera plus jamais faire.

Car sachons le, la personnalité rebelle ne pardonne pas ou peu. Le pardon pour lui n'est pas à l'ordre du jour dans l' organisation de son cerveau méthodique et structurée.

Car sachons le, très fréquemment le caractère rebelle est très intelligent, il est en général sur-efficient. Nous reviendrons aussi dans un autre chapitre sur cet atout dont dispose la personnalité rebelle même si lui-même doute que sa sur-efficience est un atout. Nous pouvons donc définir l’intelligence du caractère rebelle épris de valeurs comme la justice, l'honnêteté et le ras le bol d’avoir été accusé ou jugé dans le passé. Il est naturellement enclin à batailler car il pense avoir été trahi, trompé et en règle générale, il n'a pas tort. Cette expérience d'avoir été accusé à tort et trahi revient à dire que c'est de l'abus par rapport à sa personne et considéré comme tel.


Leur prise de décision soudaine

Le caractère rebelle se comporte comme une personnalité fatiguée de supporter les coups. Il avale et se révolte par rapport à la société. Quand il a décidé de son côté que les choses ont changé, il admet qu'il abandonnera vite la bataille. Il admet même que cela ne sert à rien de se battre comme des moulins à vent. De toute façon, le rebelle ne veut pas se battre. Il admet en ne se battant plus que il préfère perdre la bataille plutôt que la mener de front bien souvent. Il prend tout à coup la décision de fuir la situation car même si il est rebelle, il pense que l'affronter ne sert à rien. Que c’est perdu d'avance. Que c'est touché coulé. Ça nous étonne tout de même ce revirement de situation. Pourquoi donc ? Tout d'abord, parce que alors que le rebelle a compris qu'il ne veut pas s'adapter, il a aussi compris que parfois se battre ne sert à rien… Il pourrait faire comme tout le monde autour de lui…. S'adapter…. Ou se battre pour une cause qui lui semble juste… Mais il préfère crier défaite, car pour se battre, il lui faudra rassembler des arguments… Des arguments solides qui prouvent que cette fois-ci c’est du solide. Que cette fois ci, son injustice est pesée et bien réelle. Contrairement peut être à l'illusion antérieure de n'y avoir pas vraiment cru. Il s'est battu pendant longtemps et a gardé l'impression que cela n'a pas été utile. Il a gardé l'amer goût de la défaite. Ce goût de la défaite n'est pas honorable et il préfère tourner le dos à la situation désavantageuse.

Certains rebelles eux continuent de se battre pour prouver au monde qu'ils sont rebelles. C'est de l'orgueil, ils sont intimement persuadés qu'ils doivent se battre tout le temps et pour tout. Pourtant se battre pour tout le temps n’est pas nécessaire. Il est nécessaire lorsqu'on organise une bataille que celle-ci ait un sens. De mesurer l’ampleur de la solution à la situation. Ou l’ampleur du problème pour savoir si nous saurons le gérer ou l’affronter dans des bonnes conditions.